Depuis des années, les alicaments ont envahi les rayons des supermarchés. Leur promesse : être enrichi en fibres, minéraux, calcium ou vitamines. Ils seraient donc bons pour la santé et pourraient même prévenir l’apparition de maladies. Peut-on pour autant se fier aux allégations santé quand elles proviennent de l’industrie agroalimentaire ? Pour aider à y voir plus clair, l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) contrôle depuis 2006 les promesses des marques. Et dans ce domaine, l’EFSA a fait le ménage de fond en comble : 80% des allégations nutritionnelles et de santé mises en avant par les industriels jusqu’au début des années 2010 ont été rejetés. Résultat : les marques doivent piocher dans l’une des 222 allégations de santé listées par Bruxelles pour construire leur communication. Face à cette contrainte, certains groupes, à l’image de Danone, ont préféré prendre les devants et supprimer de leurs étiquettes les promesses santé, comme c’est le cas avec son alicament phare : Actimel.